La journée a commencé par quelques conseils auxquels on ne pense pas toujours… mais qui font toute la différence ! Avant même de parler peinture, Flo a pris un moment pour expliquer l’importance de bien tendre sa toile en utilisant les clés du châssis. Un détail technique, certes, mais essentiel lorsqu’on travaille au couteau. Elle a ensuite enchaîné avec quelques recommandations sur le choix des peintures et des couteaux : preuve que nos stages vont souvent bien au-delà du simple geste pictural.
Huit membres participaient à ce stage. En distribuant le sujet, Flo l’a rappelé avec humour : « Sur mon modèle, le ciel est gris… mais je vous donne un cours de couteau, pas un cours d’interprétation ! Libre à vous de réinventer les couleurs. »
Pour cette journée, les participants ont travaillé sur une vue de Venise : au fond de la composition apparaît la célèbre Basilica di Santa Maria della Salute, avec le Grand Canal au premier plan, tel qu’on peut l’observer depuis le Ponte dell’Accademia. Un sujet architectural riche, mêlant eau, lumière et façades, particulièrement intéressant à interpréter au couteau. Vous pouvez d’ailleurs retrouver cette vue sur Google Maps.
La journée s’est poursuivie avec une démonstration de croquis explicatif avant de lancer les participants sur leurs toiles. Flo en a profité pour rappeler quelques principes propres à sa pratique : « Au couteau, on ne fait pas de détail. On garde les lignes directrices, mais on retire volontairement certains éléments. Cette toile, c’est la vôtre : vous pouvez choisir de ne pas reproduire une maison ou de simplifier le paysage. »
Le dessin n’est volontairement pas très précis. « On retravaillera ensuite les fenêtres, la lumière… et parfois on corrige les proportions directement en peignant. » D’ailleurs, même le modèle fourni avait déjà été retravaillé par Flo : certains balcons ou détails architecturaux avaient été retirés afin de mieux correspondre à son style semi-abstrait et de coller au format journée du stage.
Au fil de la matinée, les couleurs ont commencé à apparaître sur les toiles. En fin de journée, un constat s’est imposé : le sujet était peut-être un peu ambitieux pour une seule journée de stage, notamment à cause du nombre de maisons à traiter. Mais cela n’a pas empêché chacun de repartir avec une œuvre déjà bien avancée, prête à être finalisée à la maison et sur laquelle il y avait toute les bases pour en faire une belle oeuvre.
Le prochain stage est déjà fixé au 11 avril. Le sujet initial — un village en bord de mer — sera finalement été remplacé, car lui aussi était riche en maisons et risquait d’avoir les mêmes problématiques. À la place, les participants travailleront sur une vue de Toulouse incluant le dôme de La Grave. Un thème toujours architectural, mais plus adapté au format de la journée.
Un grand merci à Régine pour cette superbe idée qui mettra à l’honneur le patrimoine local !