Une année en couleurs, et déjà les nuances de demain

Si nous devions raconter cette année au Club des Artistes de Montrabé, nous ne parlerions pas de dates ni de chiffres. Nous parlerions de couleurs. Et surtout, de ce qu’elles ont traversé.

Jusqu’en mai 2025, la couleur dominante était sans doute le bleu foncé du doute.
Après plus de vingt ans à faire vivre le club avec passion, l’ancien bureau cherchait depuis plusieurs années une relève. Cette fois, la décision était prise : ce serait la dernière année. Et malgré les appels, les candidatures n’aboutissaient pas. L’idée d’une fin prochaine planait, lourde et silencieuse.

Puis, presque timidement, le vert a commencé à apparaître.
Lors du Salon des Arts, une équipe a commencé à se dessiner. D’un côté, quelques parents d’enfants, qui ne se connaissaient pas encore mais partageaient une même inquiétude : ne pas voir s’arrêter les cours auxquels leurs enfants tenaient tant.
De l’autre, le conjoint d’une artiste émergente, désireux que sa compagne puisse continuer à bénéficier du club, de ses ateliers et de son salon. Et au milieu, Régine, ancienne présidente, faisant le lien, rassurant, réunissant, transmettant.

En juin, les premières réunions ont eu lieu. Le bleu était encore là, mêlé d’appréhension : comprendre, apprendre, mesurer la responsabilité, se demander si l’on serait à la hauteur. Le 23 juin, l’Assemblée Générale a officialisé l’entrée en scène de ce nouveau bureau. Encore timide, presque balbutiant, il n’osait pas annoncer de nouveautés, de peur de déjà peiner à absorber l’existant.

Puis le jaune est arrivé. Les idées ont germé, l’énergie s’est installée.
Une nouvelle identité a vu le jour — nouveau logo, nouveau site — comme un symbole de renaissance. De nouveaux ateliers ont ouvert, des stages enfants ont été proposés, une animation a pris place au marché de Noël… et déjà, des surprises se dessinent pour 2026, dont au moins une pour le prochain Salon des Arts.

Mais une palette sincère n’est jamais uniforme. Le gris a aussi fait partie de l’année.
Des stages n’ont pas atteint leur quota, certains ateliers n’ont pas pu être lancés, et l’atelier adulte du soir, pourtant prometteur, a encore besoin de quelques participants pour se consolider. Le doute n’a jamais complètement disparu — et c’est peut-être ce qui nous pousse à rester vigilants et humbles.

Et puis il y a eu les surprises.
Comme Robin, arrivé au bureau comme unique parent d’enfant, pinceau en territoire inconnu… et qui, à la rentrée, s’est inscrit à l’atelier adulte actif. Aujourd’hui, il y réalise de magnifiques portraits. Preuve que la création réserve toujours des chemins inattendus.


Le blanc, enfin, demeure.
Celui des pages à écrire, des idées encore en gestation, des projets qui n’ont pas encore trouvé leur forme. 2026 se dessine ainsi : ni totalement vierge, ni totalement définie. Avec l’envie de consolider ce qui a été lancé, d’oser ce qui n’a pas encore trouvé sa place, et de continuer à faire évoluer le club sans perdre ce qui en fait l’âme.

L’année à venir sera celle de l’enracinement autant que de l’exploration. Sécuriser le club, faire grandir les ateliers existants, voir naître de nouveaux stages lorsque les conditions seront réunies, renforcer les temps de rencontre, et continuer à faire rayonner le club à travers ses événements. Toujours avec la même attention portée à l’humain, à la transmission et au plaisir de créer ensemble.


Merci à celles et ceux qui ont porté le club pendant des années et continuent de le faire vivre.
Merci à celles et ceux qui l’ont rejoint cette année.
Merci à celles et ceux qui hésitent encore, observent, ou franchiront peut-être le pas demain.



La toile n’est pas terminée.
Et 2026 nous tend déjà ses couleurs.
À nous de continuer à les mélanger, ensemble 🎨
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